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Jennifer Abel, la première Noire et la première Haïtienne à exceller dans un sport aquatique au Canada

« Si je pouvais être un modèle,  j’aimerais montrer aux gens que ce n’est pas parce qu’on est Noir qu’on doit courir ou qu’on doit jouer au basket-ball. Non. C’est avec le travail qu’on peut y arriver. J’en suis la preuve au plongeon. Je suis très fière de ça et de pouvoir démontrer que nous aussi, les Noirs, on peut nager, plonger et gagner des médailles! »

Entrevue et texte : Paloma Martínez

Jennifer Abel est sans doute la preuve qu’un athlète est un athlète peu importe les origines ou l’ethnicité. Cependant, être la première Noire et la première Haïtienne à exceller dans un sport aquatique au Canada, c’est une grande fierté pour cette plongeuse maintes fois médaillée.

«  Si je suis génétiquement dotée d’un corps de personne noire, donc plus musclé,  ça m’aide beaucoup. Mais, ce qui me rend le plus fière est de me dire que des Haïtiens, il n’y a pas beaucoup en plongeon. En fait dans n’importe quel sport aquatique, il n’y en a pas beaucoup et que je suis la première Noire à être médaillée autant aux Jeux Olympiques que sur la scène internationale en Coupe du monde, aux Championnats du monde en plongeon. Pour moi, c’est quelque chose d’exceptionnel d’être la première Haïtienne…  J’espère pouvoir partir une mode! »

Le parcours

Jennifer Abel a commencé sa carrière en faisant du plongeon dès l’âge de quatre ans parce qu’elle voulait imiter son frère qui en faisait déjà. À l’adolescence, à quatorze ans, elle a participé à ses premières compétitions internationales comme membre de l’équipe nationale. Deux ans plus tard, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques. Et en 2012 à l’âge de 21 ans, elle se rend à Londres pour participer à ses deuxièmes jeux. Elle surprend en remportant une médaille de bronze au tremplin de trois mètres synchronisé.

Jennifer Abel et sa partenaire Pamela Ware au 3 mètres synchronisé ©Diving / Plongeon Canada

 

Maintenant, en 2016, elle se sent plus que prête pour aller au Jeux Olympiques de Rio.

La famille, la cuisine et plus encore…

Comme pour la plupart des sportifs, c’est la famille de Jennifer, très grande et très unie, qui l’a amenée où elle est aujourd’hui.

Un repas typique haïtien avec, entre autres, le pois et riz, et le porc frit (griot) Photo : Wikipedia/CoolSarahs

 

C’est entre autres à travers la cuisine et la nourriture que Jennifer exprime sa fierté quant à ses origines.

« Mon père est haïtien et il a beaucoup de frères, ils sont onze. Je suis la première fille de la famille, donc c’est un peu moi qui ramène la culture, c’est moi qui veux apprendre à cuisiner, qui veut garder justement cette belle richesse-là. Parce qu’on a la chance d’avoir un côté québécois et le côté haïtien, lequel est très développé chez moi. Donc, comme je suis la première petite-fille de ma grand-mère paternelle, j’aime beaucoup passer du temps avec elle en allant dans des petites épiceries haïtiennes et passer du temps aussi à faire la cuisine. »

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